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APL et location familiale : les règles à connaître pour louer à un proche
Lorsqu’un locataire occupe un logement appartenant à un proche, la question de l’éligibilité aux aides au logement — APL, ALF ou ALS — se pose très souvent.
Contrairement aux idées reçues, il est possible de percevoir ces aides dans certains cas… mais sous conditions strictes.
Voici un panorama complet et actualisé des règles applicables selon le lien familial, ainsi que les critères essentiels à respecter.

Location entre Parent et Enfant (ascendants ou descendants directs)
Si le locataire est l’enfant du propriétaire (ou inversement), il ne peut en aucun cas percevoir les APL. Cette interdiction s’applique à tous les ascendants et descendants directs : père, mère, grands-parents, enfants, petits-enfants. Même en cas de bail officiel, les caisses d’allocations familiales considèrent qu’il existe un conflit d’intérêt ou un risque de fictivité du bail, rendant la relation incompatible avec l’attribution d’une aide publique.
Cette règle reste valable même si le logement est détenu via une société civile immobilière (SCI) familiale. En dessous de ce seuil, l’étude du dossier peut être plus souple, à condition de prouver l’indépendance de gestion.
Location entre Frère et Sœur, oncle, tante, cousin, nièce, neveu
Dans ce type de lien familial — qu’on appelle « parenté collatérale non directe » — les aides au logement sont possibles, sous réserve de remplir les autres critères classiques (ressources, résidence principale, logement décent…). Il n’existe pas d’interdiction de principe si vous louez à votre sœur, à votre cousin ou à votre oncle. Le bail doit cependant être réel, à titre onéreux, et donner lieu à un loyer effectif versé par le locataire.
Location à la belle-famille : beau-parents, gendre, belle-fille
Les cas de liens par alliance (beau-père, belle-mère, gendre, belle-fille) sont traités de façon plus nuancée. Si le logement appartient exclusivement à la belle-famille, alors les aides peuvent être perçues, à condition qu’il n’y ait aucun lien fiscal ou juridique direct entre le propriétaire et le locataire. En revanche, si le bien est détenu en commun par le parent biologique et son conjoint (ex. père et belle-mère), l’aide est en principe refusée.
De même, un gendre ou une belle-fille peut percevoir une aide, à condition de ne pas être rattaché fiscalement au foyer du bailleur, et de ne pas détenir de part dans une société propriétaire du logement.
Récapitulatif des cas de figure
Relation propriétaire – locataire | APL/ALF/ALS | Conditions |
---|---|---|
Parent, enfant, petit-enfant, grand-parent | ❌ Non | Interdiction systématique |
Frère, sœur, oncle, tante, cousin, nièce | ✅ Oui | Bail réel et loyer effectif |
Beau-parent (seul propriétaire) | ✅ Oui | Aucun lien fiscal avec le locataire |
Gendre, belle-fille | ✅ Oui | Pas de rattachement fiscal ni de détention du bien |
Les autres conditions indispensables pour bénéficier des APL
Même en l’absence de lien de parenté bloquant, plusieurs critères cumulatifs doivent être remplis pour obtenir une aide au logement. Les voici en détail :
1. Le logement doit être la résidence principale du locataire
Le locataire doit habiter le logement au moins 8 mois par an, de façon stable et effective. Il ne peut pas s’agir d’une résidence secondaire ou d’un logement temporairement occupé.
2. Le logement doit être décent et conforme aux normes
Le bien doit respecter les critères de décence légale : surface minimale (9 m² pour une personne seule), absence de risque manifeste pour la santé, aération, éclairage naturel, chauffage, installation électrique sécurisée, etc. En cas de logement indécent, la CAF peut suspendre l’aide jusqu’à régularisation.
3. Le bail doit être formellement établi
Il faut un contrat de location écrit, daté, signé, avec un loyer réel payé par le locataire. Les aides sont calculées à partir du montant du loyer déclaré. En cas de doute (pas de quittances, loyer fictif, pas de dépôt de garantie), l’aide peut être refusée ou suspendue.
4. Le locataire ne doit pas faire partie du foyer fiscal du propriétaire
Même en cas de lien familial autorisé (frère, cousine, etc.), l’APL est refusée si le locataire est rattaché fiscalement au foyer du bailleur. Il doit donc être indépendant aux yeux de l’administration fiscale.
5. Les ressources du locataire doivent rester en dessous d’un certain plafond
La CAF calcule le droit à l’aide selon les revenus N‑2 du foyer (via les données de la DGFIP). Ces plafonds varient selon la composition du foyer et la zone géographique (zone 1, 2 ou 3). Au-delà de certains seuils, le droit à l’aide est réduit, voire nul.
6. Le logement doit se situer en France et être conventionné
L’aide n’est versée que pour des logements situés en France (métropole ou DOM). En cas d’APL, le logement doit être conventionné. Sinon, les aides versées relèvent de l’ALS ou de l’ALF selon la situation familiale.
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Conclusion
En résumé, il est strictement interdit de percevoir l’APL lorsqu’on loue à ses parents ou enfants, sauf cas marginaux. Mais il est possible de louer à d’autres membres de la famille (frères, cousins, beaux-parents…), à condition de respecter les critères de résidence principale, de décence, d’indépendance fiscale et de loyer réel.